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Title

Le gouvernement Benkirane à mi-mandat : De l'art d'agiter les épouvantails

AuthorsThierry Desrues
Issue Date2015
PublisherCNRS Éditions
CitationL'Année du Maghreb 13: 197- 225 (2015)
AbstractTrois ans après sa nomination à la tête du gouvernement par le roi Mohammed VI, Abdellilah Benkirane, le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), clame haut et fort dès le mois de janvier 2014 qu¿il est décidé à poursuivre sur la voie de la rigueur et des réformes 2. Peu lui importe si celles-ci vont à l¿encontre des intérêts du parti. Or, certains militants islamistes craignent que cette politique ait un impact négatif sur les résultats des échéances électorales prévues au cours des deux années suivantes. À ces craintes qui s¿expriment encore de façon isolée, se joignent des reproches à l¿encontre des « renoncements » du Chef du gouvernement, supposés satisfaire les desseins royaux. Dans ces conditions les principales menaces pesant sur le leadership de Benkirane ne proviendraient-elles pas des rangs mêmes du PJD ? La tenue au mois d¿août 2014 du congrès du Mouvement unicité et réforme (MUR), bras idéologique du parti, est un test pour Abdellilah Benkirane susceptible de déterminer dans quelle mesure il contrôle la mouvance péjidiste. Le Chef du gouvernement est connu pour ne pas prendre de détours quand il s¿agit d¿attaquer ses opposants. Parmi ceux-ci, Hamid Chabat de l¿Istiqlal, Ilyas El Omari du Parti authenticité et modernité (PAM) ou encore Driss Lachgar de l¿Union socialiste des forces populaires (USFP) font partie des « démons, crocodiles » et autres « fantômes » qui, selon ses propos, agiraient dans le but de faire échouer l¿expérience démocratique en cours. Abdellilah Benkirane affectionne aussi les expressions vagues pour dénoncer « ces milieux qui ne veulent pas s¿afficher » 3, qui seraient installés dans les arcanes du pouvoir ouse sentiraient menacés par le programme du PJD. Depuis le renversement du gouvernement islamiste égyptien en juillet 2013, l¿expression « État profond » a enrichi le lexique politique marocain. La définition qui en est donnée, les visées qui lui sont prêtées et les institutions ou personnalités qu¿elle signale varient en fonction de ses utilisateurs selon qu¿ils appartiennent à la mouvance islamiste 4, au milieu des intellectuels critiques, journalistes ou militants de la société civile défenseurs des droits et des libertés ou aux partisans de la monarchie exécutive. Ce faisant, cet emprunt du lexique politique marocain au lexique islamiste turc et, plus récemment, tunisien ne recouvre-t-il pas une réalité autochtone séculaire connue sous le nom de « Makhzen » ? Afin de ne pas sombrer dans les thèses conspirationnistes auxquelles se prête l¿usage de l¿expression, deux polémiques nous permettront de saisir un peu mieux la réalité que recouvre l¿existence présumée de cet « État profond » dans le contexte marocain.
URIhttp://hdl.handle.net/10261/212876
Identifiersissn: 2109-9405
Appears in Collections:(IESA) Artículos
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